
Parce que la violence gagne du terrain, en Guadeloupe, que les gangs se font de plus en plus nombreux, qu'ils se structurent de plus en plus et usent crescendo d'armes diverses, sans plus hésiter à tuer, le procureur de la République Jean-Michel Prêtre a pris l'initiative de créer un Groupe local de traitement de la délinquance.
Ce GLTD, placé sous son autorité et qui oeuvrera particulièrement l'agglomération pointoise, sera surtout dédié à la lutte contre ce phénomène de gangs... « à l'américaine », comme le disent certains.
Leur progression doit être rapidement enrayée et leur démantèlement efficace.
Les forces de l'ordre mèneront prises des actions de prévention et de répression coordonnées.
Les business de quartiers sont dans leur collimateur, car ce sont très souvent ces activités illicites qui sont directement ou indirectement à la source des nombreuses tueries perpétrées ces trois dernières années.
Encore récemment, il était question d'agressions, jumelées à des vols de scooters.
C'est dans le cadre de ces méfaits, que Patrice Madasaib, capesterrien de 31ans, a été tué, en marge des festivités carnavalesque de mardi gras, à Basse-Terre.
Au moins trois individus masqués l'ont attaqué, pour récupérer son véhicule. Il ne le leur a pas cédé. Il a reçu une balle dans le dos.
L'un de ces meurtriers est peut-être entre les mains de la police, aujourd'hui.
Ce jeune suspect a été interpellé lors d'un coup de filet, il y a dix jours, à Sainte-Rose.
Au total cinq jeunes, connus des forces de l'ordre, ont été placés en détention provisoire.
Un communiqué du président burkinabè, qui joue le rôle de médiateur dans la crise ivoirienne, annonce qu'un nouveau gouvernement doit être nommé aujourd'hui pour permettre au pays d'organiser l'élection présidentielle d'ici trois mois.

AFP - Après dix jours de tourmente marqués par des violences, le nouveau gouvernement ivoirien était attendu mardi pour conduire le pays "fin avril-début mai" à une élection présidentielle, reportée depuis 2005 et censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002.
Les protagonistes ivoiriens se sont accordés sur l'objectif de tenir dans cette période le scrutin sans cesse repoussé depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo, selon un communiqué publié par le représentant à Abidjan du médiateur, le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré.
La date exacte, qui doit être proposée par la Commission électorale indépendante (CEI), reste à fixer et devra être validée par M. Gbagbo.
La dernière échéance annoncée était "fin février-début mars". Mais elle avait été effacée par le blocage politique suscité par la dissolution du gouvernement et de la CEI par le chef de l'Etat le 12 février.
Une double dissolution qui a plongé le pays dans la crise et provoqué des manifestations de l'opposition, parfois émaillées de violences.
A l'issue d'un marathon de consultations lundi, le médiateur et le Premier ministre reconduit Guillaume Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) contrôlant depuis 2002 le nord du pays, ont annoncé un gouvernement pour ce mardi et incluant tous les protagonistes, dont l'opposition.
Sur le gouvernement, "les négociations continuent" avec M. Soro, a affirmé Alphonse Djédjé Mady, chef de la principale coalition d'opposition, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP).
Il s'est refusé à dire si les conditions étaient remplies pour un retour aux affaires du RHDP, dont les leaders et principaux candidats sont l'ancien président Henri Konan Bédié et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara.